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Regard sur le monde
Faso a un univers pictural bien à lui.
Un regard sur le monde, en suspension entre Vie et Mort, Comédie et Tragédie.
Ces personnages issus de rencontres de tous les jours lors d’un trajet dans Paris par exemple, prennent une dimension presque de l’ordre du sacré quand Christophe Faso les fait ressurgir de sa mémoire sur la toile.
Ils sont là devant nos yeux en train de jouer un acte dont l’issue peut nous être fatale ou bien agréable, triste ou burlesque, tendre ou ironique.
Véritable tour de force pour l’artiste de nous maintenir, nous spectateur sur le fil du rasoir, entre deux univers, deux sentiments sans jamais basculer.
Une facture picturale chargée, il recouvre inlassablement la surface de la toile jusqu' à obtenir une matière qui force le regard, qui le contraint à ne pas se détourner du sujet.
Une peinture et un geste à bout de souffle, une écriture qui tient en haleine, s’affirme puis s’efface, ressurgit et disparaît, des personnages surdimensionnés, désarticulés, aux allures un peu penaudes parfois.
Mais de quoi nous parle t-il Faso ? De l’humanité peut être.
Julie Perin
Look at the world
Faso has his own specific pictorial world .
A look at the world, suspended between life and death, Comedy and Tragedy.
These characters issued from every day meetings during a trip in Paris, for example, take a sacred dimension when Christopher Faso expresses them on the canvas.
They are there in front of our eyes, playing an act whose outcome we can be fatal or very pleasant, sad or comical, affectionate or ironic.
A real amazing feat for the artist to keep us, we viewer, on the razor's edge (the razor’s wire) between two worlds, two feelings without never rocking.
A pictorial charged programme, he tirelessly covered the surface of the canvas up to get material that forces the glance, which constrained him to not divert the topic.
A painting is breathless gesture, a writing which holds in breath, affirm itself then erased, disappears and re-appears, oversized characters, disjointed, with a little sheepish paces sometimes.
But about what he is speaking Faso? About humanity my be.
Julie Perin
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