Biographie

 

 

Quelques expositions collectives & personnelles

2008

ESPACE BEAUJON - Paris
ARTCITE - Fontenay-Sous-Bois

2007 GALERIE PHILIPPE GELOT - Paris
COURANTS D'ART organisé par le groupe ICART - Paris
LES 111 DES ARTS - Paris
ART CITE - Fontenay-Sous-Bois
GALERIE YVON LAMBERT - Paris
2006 VŒUX D'ARTISTES - Paris
SALON A2 PAC (prix de la presse) - Paris
LE DELTA (prix du public) - Paris
2ème RENCONTRE D'ART CONTEMPORAIN DE CONDOM organisé par le Rotary Club
2005 SALON A2PAC (prix du jury) - Paris
PAS DE QUARTIER POUR LES REVES - Paris

 


FASO
"LES PORTRAITS DE VIES" - La rage de vivre


Question de vie ou de mort ??


Les œuvres de FASO parlent-elles de la mort ? L’œuvre est-elle morbide ? Est-ce le regard qu’on porte sur elle qui pourrait l’être ?


FASO parle de la misère humaine, la détresse, la solitude, la peur, la souffrance beaucoup plus que de la mort.


Que voit-on ? Des corps, du corps pourrait-on dire, des regards, des bouches, des figures pas vraiment individualisées, ou qui dans la souffrance ont perdu ce qui les désindividualisait ? Des êtres mis à nu par la nudité sociale. Ils ont perdu le costume, l’attirail social, toutes ces apparences codées qui permettent de croire et de se faire croire qu’on est comme les autres, qu’on fait partie du groupe, qu’on est plutôt accepté et qu’on peut éviter l’exclusion.


Des êtres tellement mis à nu qu’ils semblent en avoir perdu jusqu’à leur peau. Ils n’ont plus rien pour les protéger de l’extérieur. Ils sont à vif. Ne reste que la profondeur de l’humanité dans ce qu’elle a de vital.


Tous les lieux du corps où se joue l’échange entre l’intérieur et l’extérieur, entre l’individualité et l’espace social sont exacerbés : la peau, les yeux et la bouche. Entre peur et désir, entre besoin et envie, entre détresse et rage de vivre, ces personnages aux couleurs fortes attendent la compassion tout autant qu’ils dénoncent une certaine réalité urbaine. Un environnement qui produit les mêmes effets, quelque soit sa situation géographique.


Enfin, même si l’on décèle par endroit des fragments de corps décharnés, des bouts de squelette, rien là qui procède d’une démarche morbide mais plutôt un cri de révolte, une conscience aigue, une volonté de ne pas fermer les yeux sur cette réalité sociale que l’abondance d’images glacées et retouchées pourraient bien nous faire abandonner.


L’artiste est de plein pied dans la vie et s’étonne des réactions du public.


Alors on peut se demander s’il y a vraiment une dimension « morbide » dans l’œuvre de FASO et si elle est dans le sujet, dans la façon dont il est peint ou bien encore dans le regard du spectateur ? Tant il est vrai que « c’est le regardeur qui fait l’œuvre » comme l’a dit Marcel DUCHAMP.

A moins que cela ne soit la monstruosité sociale dont il est question qui soit insupportable à nos yeux ? Plus insupportable encore en peinture qu’en photographie dans les médias ? Ce qui pourrait rappeler que la peinture a encore des choses à dire qui lui sont propres à côté des nouvelles technologies.


Qu’est ce qui nous est le plus dérangeant ? Ce qui est dit ou la façon dont c’est dit ?

Le choix de la déformation et de la matérialité picturale chez FASO n’est pas sans nous rappeler les tendances (inhérentes à l’expression humaine?) d’un BOSCH, d’un REMBRANDT (dans les autoportraits de la fin de sa vie), de MUNCH, ENSOR, NOLDE et de la plupart des expressionnistes allemands du début du XXème siècle.


Tous ont été d’une grande acuité devant les réalités de la condition humaine et de sa condition sociale.

Il était donc intéressant de croiser le langage plein d’empathie, d’amour, de douceur et d’énergie positive du peintre avec le regard souvent noir du spectateur pour raviver la dimension critique de cette peinture puissamment expressive et nous rappeler de toujours questionner notre propre regard sur les choses et surtout les images.

FH
 


 


"LIFE PORTRAITS" - Lust for life
 

I work through artistic and social reflexion. My characters and their lives come from the daily life and my own experiences. Thanks to my art, I show how I feel human reality, the way I see it as a new vision.

These LIFE PORTRAITS are instant pieces of life which have been explored from a more tormented point of view. I impose my disquieting and ferocious vision of life so as to take the viewer out of his own social reality which protects them from the daily life. I most specifically focus on the looks because they reveal our feelings.


Life is a big game but the point is to know how to play with it.


We all stand for the main character of a film in which we play the main part.


We are writers, producers, film makers and actors at the same time…Our looks replace video cameras everyday in the street, the underground, the bus… I try to show reality the way I see or feel it.


My characters’ bodies are curious, violents, ferocious, moving and funny.


They often are limbless and torn out. They are just living.
 

FASO

 

 

 

 

 

 

 

 

christophe faso - artiste peintre
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